Mode
Karen Karam ouvre son atelier à Beyrouth
iloubnan.info, 17 mai 2013 à 15h01
Par Louise Wernvik
Les robes de Karen Karam lors de l\'ouverture de son atelier le 9 mai.
La designer Karen Karam passe de la Grande Bretagne au Liban,du Prêt à Porterà la Haute Couture, des articles parus sur elle dans Vogue à la réalisation de son rêve d'ouvrir son atelier à Gemmayzé.
"L'ouverture de mon atelier à Beyrouth a un été un moment fort. J'ai finalement pu exprimer tout ce que je suis vis-à-vis du public," raconte Karen Karam, très émue, après l'ouverture de son atelier à Gemmayzé rue Gouraud. L'événement était organisé le 9 mai, et a permis au public et à ses fans de découvrir ses dernières créations haute couture. Elle n'hésite pas à désigner cet instant comme le "sommet de sa carrière", le plus grand moment de ses années de créatrice. Finalement, son obstination a payé.

Devenir créatrice de mode a été le grand rêve de Karen Karam depuis toute jeune fille. Pourtant, c'est vers des études de psychologie qu'elle se dirige tout d'abord.

"Mon père ne comprenait pas la mode et voulait que je m'oriente vers une formation 'sérieuse'. Fais ça, disait-il, et puis tu pourras faire ce que tu veux. "

La période de ses études universitaires au Liban s'est ainsi inscrite sur fond de bataille constante entre ses rêves de création fashion et son cursus pour comprendre l'esprit humain.

Mais après ses études, son rêve de design persiste. Karam annonce finalement à son père qu'elle part à Londres pour étudier la mode à la prestigieuse école Saint Martins.

Dès sa première année, Vogue, ainsi que d'autres magazines de mode, s'intéresse à son travail. Au cours de son année de stage, Karen travaille avec certains des plus grands noms de l'industrie de la mode comme Alexander McQueen, Chloé ou John Galliano. Elle sort en tête de sa promo et a la possibilité de présenter sa collection lors d'un défilé de fin d'année, où elle a reçoit une attention internationale, de la part de plusieurs magazines de mode.

"Je suis une travailleuse acharnée," explique-t-elle comme pour justifier ces réussites. "Le travail est une valeur en laquelle je crois dur comme fer. Deux jours après la naissance de mon fils, j'étais de retour de travail. Je pense que ma carrière est due à une combinaison de travail acharné avec un peu de chance ", conclut-elle, modeste.

Au cours de sa dernière année d'études, elle remporte également la compétition "Mulberry bag awards", après y avoir présenté un sac dont surgit une tête de cheval en bois, conçu à Jbeil. Depuis, sa créativité n'a cessé de bouillir.

Cependant, ses études de psychologie n'ont pas été vaines. Karam les utilise aujourd'hui quand elle crée des robes pour ses clients. Car ses créations tiennent non seulement compte des mesures de celles qui les portent, mais aussi de leur personnalité.

"Je passe beaucoup de temps avec mes clientes. Apprendre à les connaître m'aide à créer quelque chose qui correspond à leur personnalité", explique Karen Karam.

Si l'atelier de Karen Karam apparaît désormais comme la réalisation d'un rêve, comment envisage-t-elle l'évolution de sa carrière? On lui demande si l'avenir lui fait un peu peur, elle nous répond immédiatement que oui.

"La peur est aussi ce qui me pousse à travailler aussi dur. En fait j'aime bien la peur, c'est ce qui nous pousse en avant ", dit-elle.

Le travail dans l'univers de la mode, la proximité des médias, en plus d'un diplôme de psychologie, a donné à Karen Karam beaucoup de perspicacité concernant le comportement et l'attitude des gens. L'industrie de la mode, dit-elle, est correspond tout à fait à ce qui est décrit dans les films hollywoodiens.

"Cela me déplait que le monde de la couture se prenne trop au sérieux", précise-t-elle.

Karam tente de refléter son attitude dans ses robes. Loin de toute lourdeur, ses créations sont élégantes, avec un petit "truc" en plus. Maintenant, ses robes peuvent être admirées au cœur d'Achrafieh. On attend impatiemment la suite de son chemin dans l'univers de la mode.
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